Forêt de Tronçais

 

S’étendant sur près de 11000 hectares, la forêt de Tronçais est l’un des plus beaux massifs forestiers de France. Entaillée à maintes reprises, la forêt a fini par reprendre ses droits et arbore aujourd’hui des spécimens plusieurs fois centenaires.

 
300 ans d'histoire

Cette importante chênaie compte également des hêtres et des charmes pour contraindre les chênes à aller chercher la lumière toujours plus haut. Les fûts de 40 mètres ainsi obtenus (après quelque 250 ans !) placent la voûte végétale à la hauteur des cathédrales. La forêt en garde une atmosphère rare, une impressionnante majesté. Traversée par César, réhabilitée sous Colbert, truffée jadis de camps maquisards gaulois et sites gallo-romains, la forêt conserve encore aujourd’hui les traces du passage de l’homme depuis l’ère préhistorique. C’est en prenant leur temps, furetant ici et là sous les bois, que les promeneurs découvrent vraiment la forêt et apprécient ses vestiges, la fraîcheur d’une fontaine…

L’eau jaillit en de nombreux points, faisant courir des ruisseaux sous les feuilles et entre les racines. Une quarantaine de fontaines ont été répertoriées dans les bois. Pour la plupart secrètes et livrées à leur sort, elles étaient jadis entretenues avec soin, tant leur pureté était vitale.

La forêt fut de tout temps habitée. Sur la commune de Le Brethon, le prieuré de la Bouteille, dont il ne subsiste que la chapelle Saint Mayeul, signale que les moines bénédictins étaient venus s’isoler dans la forêt voilà 1000 ans.

Encore au XIXe siècle, nombreuses étaient les huttes et les cabanes à occuper les sous-bois. Bûcherons, fendeurs et charbonniers logeaient sur leur lieu de travail et construisaient leur abri selon un modèle typique de leur corps de métier. Toujours en activité, les mérandiers façonnent le bois de Tronçais pour la fabrication des fûts des plus grands vins de Bordeaux.

 

 
 
Les chênes remarquables

Certains chênes, nés il y a plus de 350 ans, ont su parvenir jusqu’à nous, souvent parce que leur forme empêchait leur exploitation.

Ainsi, le chêne carré (près du rond de Viljot) serait né vers 1630. La Sentinelle, qui affiche 6,55 mètres de circonférence, (près du rond de Richebourg) est sans doute l’un des plus vieux chênes classés de Tronçais. Il aurait montré sa première feuille vers 1580 ! Les Jumeaux tout proches, seraient nés de la même souche voilà 403 ans ! Le Stebbing est quant à lui réputé pour être le plus bel arbre exploitable de la forêt. En tout, 19 arbres remarquables sont signalés. Suivez les pancartes…

 
 
Légendes en Pays de Tronçais.

De multiples légendes résonnent sous la voûte tricentenaire de la forêt. Parmi les plus connues, celle de la fontaine de Viljot raconte que les jeunes filles venaient consulter l’eau de la source pour découvrir si elles seraient bientôt mariées. Elles laissaient tomber une épingle, qui, si elle se piquait droite au fond, annonçait que la jeune fille avait "piqué un cœur" et trouverait un époux dans l’année.

La légende du Pendu et du Pas de la Mule expliquerait, quant à elle, l’empreinte d’un sabot de mule dans un rocher, sur la commune de Braize. Une jeune forestière aurait jadis accepté de se laisser changer en mule par le démon pour sauver son fiancé emprisonné (Le Rocher du Pas de la Mule est situé à l’angle de la route départementale 28 et de la petite route qui va à l’église de Braize).

Près de Le Brethon, La légende de Saint-Mayeul, venu visiter le prieuré de la Bouteille peu avant sa mort, relate comment il aurait fait naître une fontaine au pied d’un ravin, en frappant la terre. (De la chapelle, la fontaine est signalée par une flèche).

 
Sources : www.allier-tourisme.com
Informations complémentaire sur le site des Amis de la Forêt de Tronçais
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